Le 2 juillet 2017, la Ligne à Grande Vitesse (LGV) sera lancée en Bretagne.

Ce projet de grande ampleur pour notre région a été mis à l’honneur, ce 12 avril 2017, auprès de délégations internationales (Espagne, Chine, Turquie, Russie…) dans le cadre d’une rencontre où, notamment, l’Union Internationale des Chemins de fer (UIC) a évoqué les grands projets de lignes à grande vitesse dans le monde.

La Bretagne, un exemple dans le monde

Il est ressorti de ces échanges que l’ambition du projet breton est un exemple ; exemple dont souhaite user le Directeur Général de l’UIC, Jean-Pierre Loubinoux, lors de la promotion du ferroviaire dans le monde. La LGV en Bretagne est, en effet, pour lui « un exemple de développement multimodal intelligent ».

Gérard Lahellec, vice-président chargé des transports et des mobilités en Bretagne, a inauguré cette rencontre au nom évocateur, « Grande Vitesse – une Bretagne ambitieuse », en retraçant la genèse du projet et en insistant en particulier sur l’approche, non seulement scientifique et technique, mais aussi culturelle, choisie par la Région Bretagne pour mener à bien ce grand projet. Car, pour Gérard Lahellec, « Plus nous sommes loin de tout, et plus nous voulons nous rapprocher des autres et de leur culture. Pour cela nous avons besoin d’aller vite ».

Jean-Michel Le Boulanger, vice-président chargé de la culture et de la communication, a abondé en ce sens prônant la philosophie humaniste du projet LGV en Bretagne, à l’heure où « nous vivons dans le monde un conflit terrible entre ceux qui érigent des murs et ceux qui promeuvent la philosophie de la relation ».

Diffuser les effets de la Grande Vitesse à tous les territoires de Bretagne

Ces aspects philosophiques et culturels expliquent cette ambition collective, de vouloir désenclaver la Bretagne, en particulier la pointe bretonne et le Centre-Bretagne. Avec l’ensemble des collectivités bretonnes, le Conseil régional a ainsi élaboré le plan Bretagne à Grande Vitesse, qui permet de diffuser les effets de la Grande Vitesse à tou.te.s, partout sur le territoire, afin de maximiser les gains de temps pour tou.te.s les Breton.ne.s, et de contribuer au développement économique et à l’aménagement du territoire breton.

Si « l’exceptionnalité » du projet breton pour Gérard Lahellec tient donc à ce que ce projet est non seulement pensé « à partir de ce qu’il apporte à tous les territoires permettant ainsi l’ouverture de chantiers de lignes de maillage, mais qu’il est également pensé à partir de l’ouest de la Bretagne » ; sa particularité réside en ce qu’« il apporte à de petits territoires, des territoires éloignés, des hinterlands ».

La LGV est donc une chance pour la Bretagne et les Breton.ne.s qui, pour citer Jean-Michel Le Boulanger, « ont montré qu’unis, ils peuvent faire de grandes choses ».

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