Le Télégramme – 22 juillet 2017

Les outils d’accueils des visiteurs se multiplient. Soutenues par la Région et Brest Terres Océanes, communes et communauté du pays de Landerneau-Daoulas veulent capitaliser l’intérêt grandissant des touristes.

Anne Gallo, vice-présidente de la Région au tourisme n’a pas semblé regretter son crochet par la Roche-Maurice, hier matin. Guidée par Laurence Fortin, sa collègue à Rennes et maire de la commune, et Jean-Yves Choquer, président de Château et patrimoine rochois, l’élue régionale a découvert la toute récente maison du patrimoine et son condensé d’outils modernes d’informations touristiques. Ils éclairent non seulement sur l’histoire du Roc’h Morvan, visité dans la foulée, mais dévoilent aussi toutes les richesses patrimoniales à découvrir dans le pays de Landerneau-Daoulas.

Au voisinage des sites phares
« L’objectif est que tout le monde travaille ensemble », adhère Anne Gallo. La Région montre l’exemple en travaillant à l’élaboration d’un site Internet unique de tourisme en Bretagne, regroupant les 56 sites existants. La complémentarité dans un réseau intégrant le plus d’intervenants possible, c’est aussi la stratégie privilégiée par le groupement d’intérêt public Brest Terres océanes.
Correspondant au territoire du pays de Brest, il s’agit de l’une des destinations répertoriées par la Région (avec une aide de 50.000 € à la clé). Membre de ce GIP, dont le président est aussi le sien (Patrick Leclerc) la communauté de communes de Landerneau-Daoulas peut profiter de cette vitrine au voisinage des sites touristiques phares (presqu’île de Crozon, pointe Saint-Mathieu, Brest…) pour se faire une place au soleil.

Mise à niveau
Avec ses enclos et ses autres monuments, le territoire dispose du potentiel pour attirer des touristes venant avant tout en Bretagne « pour la qualité des paysages et la culture », rappelle Anne Gallo. « Nous avons le fond mais comme la forme, il faut les soigner », rebondit Patrick Leclerc. Nouveaux outils d’interprétation culturelle utilisant les supports multimédias, la maison du patrimoine, le château de La Roche, l’ossuaire de Saint-Cadou et « l’année prochaine, les trois ossuaires des enclos paroissiaux, des animations mêlant culture et patrimoine », qui répondent aux attentes des touristes d’aujourd’hui.

Hébergement insuffisant
Reste à surmonter un gros handicap : « Il manque une réelle offre d’hébergement transformant les visites, 2.000 par mois au château de la Roche, par exemple, en simples séjours », pointe Laurence Fortin. « Il faut une prise de conscience ». Elle s’installe progressivement à Landerneau depuis l’ouverture du Fonds Leclerc et ses expositions attirant les foules lointaines. Des projets de maisons d’hôtes commencent à fleurir, en adéquation avec les attentes de cette nouvelle clientèle. Le jeu en vaudrait la chandelle : « Le tourisme représente 7 milliards d’euros de retombées économiques par an, en Bretagne. Soit 8 % du PIB de la Région. Il y a encore de la marge », signale Anne Gallo.

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