1h26 : le premier TGV a relié Paris à Rennes en moins d’1h30 a circulé ce mercredi 7 juin. Une répétition générale réussie et applaudie par les élus bretons, au premier rang desquels Loïg Chesnais-Girard et Gérard Lahellec, avant la mise en commercialisation le 2 juillet prochain. Elle marque l’aboutissement d’une forte mobilisation des collectivités bretonnes, depuis 25 ans, pour améliorer l’accessibilité de la Bretagne.

Dans moins d’un mois, le 2 juillet prochain, la nouvelle offre ferroviaire complète, TGV et TER, sera mise en service pour toute la Bretagne. Plaçant la capitale bretonne à moins d’1h30 de Paris (contre plus de 2 h actuellement), elle est le résultat de “la force collective déployée depuis toutes ces années”, comme le rappelait Jean-Yves Le Drian, il y a un an, à l’occasion de la visite de chantier du futur Pôle d’échange multimodal (PEM) de Rennes.

En effet, les collectivités bretonnes se sont mobilisées, depuis 25 ans, pour prolonger la ligne à grande vitesse de Connerré (le Mans) jusqu’à Rennes et participer financièrement aux travaux. Et elles ne se sont pas arrêtées là, en redoublant d’efforts pour faire en sorte de diffuser la grande vitesse, à tous les territoires de Bretagne d’Est en Ouest, sur le littoral et au cœur du Centre Bretagne.

Le financement de la LGV

Le financement de la LGV, 3,4 milliards d’euros, a fait l’objet d’une convention signée le 13 juillet 2011 entre l’Etat, les collectivités et SNCF Réseau (ex-RFF). Après prise en compte des subventions européennes (RTE-T) à hauteur de 11 M€, ce financement est assuré par :

  • SNCF Réseau pour près de 43 % des coûts d’investissement, soit 1,4 milliard d’euros ;
  • L’État (via l’AFITF : Agence de Financement des Infrastructures de Transport en France) et les collectivités à parts égales, représentant pour chacun 28,4 % des coûts d’investissement, soit 945M€.
    • Côté collectivités, il s’agit :
    • Du Conseil régional à hauteur de 19,71 %, soit 655 M€ ;
    • Des 4 départements bretons, de Rennes Métropole et du Pays de Saint-Malo à hauteur de 5,99 %, soit 203,4 M€ ;
    • Du Conseil régional des Pays-de-la-Loire, à hauteur de 2,7%, soit 86,9 M€.
Un chantier confié à Eiffage Rail Express

Le contrat de partenariat public-privé, entré en vigueur le 3 août 2011, entre SNCF Réseau et Eiffage Rail Express (ERE), filiale dédiée d’Eiffage, porte sur 25 ans.

Eiffage Rail Express a ainsi été chargé de la conception, de la construction et, désormais, de la maintenance de la ligne. Il aura fallu 6 ans pour construire les 214 km de voies nouvelles, depuis les premières études, début 2011, jusqu’à la fin des travaux, à l’automne 2016.

Au-delà de la LGV : Bretagne à Grande Vitesse
Une offre TGV TER accrue de 20%

La diffusion de la grande vitesse à tout le territoire breton passe aussi par l’ensemble des travaux réalisés sur les lignes Rennes-Brest et Rennes-Quimper qui, minute après minute, ont permis de réduire les temps de parcours entre Rennes et la pointe bretonne et, par là-même, entre Paris et la pointe bretonne.

Alors que la LGV permet de gagner 37 minutes entre Rennes et Paris, toutes les gares à l’Ouest de Rennes gagneront entre 45 et 50 minutes en moyenne sur les trajets vers Paris, et ce, grâce à la modernisation des lignes Rennes <=> Brest et Rennes <=> Quimper ; grâce, aussi, aux principes de dessertes retenus.

Mais tout cela n’aurait de sens sans un service ferroviaire adapté, de qualité. Aussi, SNCF et la Région Bretagne ont elles travaillé de concert, 3 ans durant, pour définir cette nouvelle offre TGV et TER, à l’horizon 2017.

Un exercice complexe qui consiste à concilier gains de temps et dessertes des gares intermédiaires, positionner les horaires, optimiser des centaines de correspondances afin de répondre au plus près aux besoins des voyageurs, et ainsi faire profiter tous les territoires des effets de la grande vitesse et d’une offre régionale améliorée.

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